Ce document est certes long mais particulièrement intéressant. Il permet d'entendre ce qui est fort souvent - et très malheureusement ! - éludé dans la plupart des médias par manque de temps ou de profondeur. L'actualité ne retient souvent que les petites phrases en oubliant le coeur, le fond.
Il serait vraiment regrettable de ne pas prendre connaissance de l'intégralité de l'intervention devant le Parlement européen car c'est là un débat révélateur d'un très bon niveau.
Je souligne, ici, la bonne intervention de Philippe de Villiers qui pointe, très bien, en peu de temps, les profondes incohérences de la position de Nicolas Sarkozy par rapport à la construction européenne. Ce que d'autres pourraient qualifier d'hypocrisie.
Nicolas Sarkozy prouve, une fois de plus, qu'il est un excellent communicateur, un homme qui possède un vrai sens de la formule, de l'improvisation et qui sait avec une rare maîtrise "noyer le poisson" si j'ose dire.
Le Président parle, parle beaucoup, part dans tous les sens mais à l'arrivée on constate une absence de fond, et un manque de stature inquiétant pour notre pays et la construction européenne.
Sarkozy devant le Parlement européen
envoyé par publicsenat
Bienvenue sur la page de Debout La République Belgique !
Sur ce site vous pourrez prendre connaissance des idées de notre parti et de ses activités en Belgique.
J'espère que cette découverte vous amènera à rejoindre nos rangs très prochainement car ensemble, par notre travail quotidien, nous pouvons redonner du sens et de l'espoir.
Stéphane Poli
Délégué général
s.poli@dlrbelgique.com
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Stéphane Poli
Délégué général
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samedi 12 juillet 2008
vendredi 11 juillet 2008
En écoutant Europe 1...
En écoutant l'excellente émission de Jean-Marc Morandini, sur Europe 1, j'ai été fort surpris d'entendre les réactions, en majorité, négatives, parfois acerbes, des auditeurs concernant l'interventions de Dani Cohn-Bendit.
A mon sens, il ne s'agit pas, en l'occurrence, en soutenant ces propos, de justifier et de défendre tous les propos ou comportements passés et futurs de Monsieur Cohn-Bendit mais de savoir reconnaître la vérité quand elle est clairement et irréfutablement exposée.
Cette intervention m'a, je l'avoue, fait plaisir et cela dépasse largement les querelles médiatico-politiques franco-françaises. Ce n'est pas la volonté de dénigrer bêtement et stérilement le moindre agissement du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, qui me conduit à écrire ces quelques lignes.
Il est absolument logique d'entendre un élu du peuple, au Parlement européen, défendre le respect des valeurs qui devraient être basiques, le respect des droits de l'Homme. Voir ce respect mis à mal par l'attitude, concertée, des Etats européens de l'UE est, selon moi, la véritable source de honte.
Je remarque, aujourd'hui, qu'un des rares articles parfaitement rédigé du traité établissant une Constitution européenne était l'article 2 :
"L'Union est fondée sur les valeurs de respect et de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l' Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes."
Malgré tous mes efforts, je ne vois pas dans cette définition fondatrice un synonyme, même léger ou imparfait, de l'état actuel de la société en Chine.
Est-ce uniquement pour les jeux Olympiques que nous allons nous rendre en Chine ?
Non, bien évidemment.
Les raisons économiques priment dans ce comportement. Comme si nous n'avions aucune valeur humaine à défendre, comme si nous nous moquions de voir des gens emprisonnés arbitrairement, des gens tués pour des raisons infondées et abjectes. Derrière nos discours se cachent des réalités cruelles, des persécutions et des injustices qui se traduisent par des cadavres.
Allons-nous continuer à nous soumettre à la dictature économique !?
Le raisonnement sous jacent de cette attitude est constant Il se résume dans cette maxime : "Si ce n'est pas nous qui remportons des marchés, ce seront les autres qui prendront notre place !" On pouvait penser, espérer, que l'Europe qui a connu il y a un peu plus de 60 ans les affres du fascisme et du nazisme saurait réagir avec davantage de valeurs.
Il semble que le "nécessaire devoir de mémoire" s'envole avec les promesses de contrats. Alors, Berlin 1936 - Pékin 2008 même non-combat ?
On entend souvent dire que les Jeux Olympique obligeront les dirigeants chinois a se montrer plus conciliants, à faire des efforts mais quelle magnifique vitrine ne leur offrons-nous pas ?
Si la Chine termine en tête du tableau des médailles, devant tous les représentants des Etats libres et démocratiques réunis, qui se réjouiront de son succès, elle aura remporté une victoire absolue. Une victoire qui frappera durement toute la résistance chinoise. C'est, alors, notre capacité d'indignation que nous aurons perdu dans cette voie déshonorante.
L'Europe est-elle donc si faible et si docile ? Ne représente-t-elle pas elle aussi une puissance économique qui peut menacer et convaincre pour défendre des idéaux ? N'est-elle donc pas autre chose qu'un amoncellement sans fin de directives ? Ne peut-elle pas porter en son sein des idées, des valeurs différentes de celles des marchés économiques ?
Enfin, par désir de contraste, je veux me souvenir de cette phrase de notre actuel Président, à Strasbourg, le 13 novembre 2007, également devant le Parlement européen :
"J'ajoute que tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'Homme au bénéfice de contrats n'ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs."
A mon sens, il ne s'agit pas, en l'occurrence, en soutenant ces propos, de justifier et de défendre tous les propos ou comportements passés et futurs de Monsieur Cohn-Bendit mais de savoir reconnaître la vérité quand elle est clairement et irréfutablement exposée.
Cette intervention m'a, je l'avoue, fait plaisir et cela dépasse largement les querelles médiatico-politiques franco-françaises. Ce n'est pas la volonté de dénigrer bêtement et stérilement le moindre agissement du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, qui me conduit à écrire ces quelques lignes.
Il est absolument logique d'entendre un élu du peuple, au Parlement européen, défendre le respect des valeurs qui devraient être basiques, le respect des droits de l'Homme. Voir ce respect mis à mal par l'attitude, concertée, des Etats européens de l'UE est, selon moi, la véritable source de honte.
Je remarque, aujourd'hui, qu'un des rares articles parfaitement rédigé du traité établissant une Constitution européenne était l'article 2 :
"L'Union est fondée sur les valeurs de respect et de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l' Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes."
Malgré tous mes efforts, je ne vois pas dans cette définition fondatrice un synonyme, même léger ou imparfait, de l'état actuel de la société en Chine.
Est-ce uniquement pour les jeux Olympiques que nous allons nous rendre en Chine ?
Non, bien évidemment.
Les raisons économiques priment dans ce comportement. Comme si nous n'avions aucune valeur humaine à défendre, comme si nous nous moquions de voir des gens emprisonnés arbitrairement, des gens tués pour des raisons infondées et abjectes. Derrière nos discours se cachent des réalités cruelles, des persécutions et des injustices qui se traduisent par des cadavres.
Allons-nous continuer à nous soumettre à la dictature économique !?
Le raisonnement sous jacent de cette attitude est constant Il se résume dans cette maxime : "Si ce n'est pas nous qui remportons des marchés, ce seront les autres qui prendront notre place !" On pouvait penser, espérer, que l'Europe qui a connu il y a un peu plus de 60 ans les affres du fascisme et du nazisme saurait réagir avec davantage de valeurs.
Il semble que le "nécessaire devoir de mémoire" s'envole avec les promesses de contrats. Alors, Berlin 1936 - Pékin 2008 même non-combat ?
On entend souvent dire que les Jeux Olympique obligeront les dirigeants chinois a se montrer plus conciliants, à faire des efforts mais quelle magnifique vitrine ne leur offrons-nous pas ?
Si la Chine termine en tête du tableau des médailles, devant tous les représentants des Etats libres et démocratiques réunis, qui se réjouiront de son succès, elle aura remporté une victoire absolue. Une victoire qui frappera durement toute la résistance chinoise. C'est, alors, notre capacité d'indignation que nous aurons perdu dans cette voie déshonorante.
L'Europe est-elle donc si faible et si docile ? Ne représente-t-elle pas elle aussi une puissance économique qui peut menacer et convaincre pour défendre des idéaux ? N'est-elle donc pas autre chose qu'un amoncellement sans fin de directives ? Ne peut-elle pas porter en son sein des idées, des valeurs différentes de celles des marchés économiques ?
Enfin, par désir de contraste, je veux me souvenir de cette phrase de notre actuel Président, à Strasbourg, le 13 novembre 2007, également devant le Parlement européen :
"J'ajoute que tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'Homme au bénéfice de contrats n'ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs."
jeudi 10 juillet 2008
Une trahison de plus
Les Français ont élu Nicolas Sarkozy afin que les choses changent, on ne peut les blâmer d'avoir souhaité cela. Nombreux sont nos compatriotes qui espéraient que notre pays allait prendre le chemin des vraies réformes, qui pensaient que la jeunesse et le dynamisme apparent de l'homme, sa supposée compétence, allaient provoquer un souffle nouveau fait d'espoirs et d'ambitions.
Que de déceptions mais surtout que de trahisons !
Car nombreux sont les gaullistes qui ont permis l'accession de Nicolas Sarkozy à la magistrature suprême en pensant que l'homme était vraiment porteur des idéaux gaullistes qu'il revendiquait haut et fort.
Je me souviens très bien de l'investiture de notre actuel Président qui en sur jouant sans cesse me semblait, déjà, totalement hypocrite et hors sujet. Militant RPR puis UMP, davantage par "transition" que par convictions d'ailleurs, je décidais alors de rompre avec ce mouvement et adressait, le 19 juin 2007, la lettre suivante, qui me semble, avec le recul, particulièrement lucide sur la suite des évènements.

Heureusement, j'ai alors trouvé en Debout La République et Nicolas Dupont-Aignan l'ensemble des valeurs sincères que je souhaite défendre et porter.
Pourquoi donc un français ne pourrait-il "certainement pas porter un jugement sur le "non" irlandais" ?
Doit-on comprendre que le Président de notre République doit avoir honte de l'expression démocratique de son propre peuple lorsqu'il s'adresse à une assemblée européenne ?
La France de Nicolas Sarkozy, celle qui ne peut "certainement pas porter de jugement" se place donc en donneuse de leçon uniquement vis-à-vis de ceux qui dérangent la pensée unique européenne, cette pensée qui, année après année, s'éloigne toujours davantage de la seule et unique source de légitimité, l'expression démocratique.
Que de déceptions mais surtout que de trahisons !
Car nombreux sont les gaullistes qui ont permis l'accession de Nicolas Sarkozy à la magistrature suprême en pensant que l'homme était vraiment porteur des idéaux gaullistes qu'il revendiquait haut et fort.
Je me souviens très bien de l'investiture de notre actuel Président qui en sur jouant sans cesse me semblait, déjà, totalement hypocrite et hors sujet. Militant RPR puis UMP, davantage par "transition" que par convictions d'ailleurs, je décidais alors de rompre avec ce mouvement et adressait, le 19 juin 2007, la lettre suivante, qui me semble, avec le recul, particulièrement lucide sur la suite des évènements.

Heureusement, j'ai alors trouvé en Debout La République et Nicolas Dupont-Aignan l'ensemble des valeurs sincères que je souhaite défendre et porter.
"Défendre" car, avec Nicolas Sarkozy, une certaine idée de la France est en grand danger. Une preuve de plus nous est donnée à l'écoute de ce discours révélateur du Président prononcé devant le Parlement européen.
Pourquoi donc un français ne pourrait-il "certainement pas porter un jugement sur le "non" irlandais" ?
Doit-on comprendre que le Président de notre République doit avoir honte de l'expression démocratique de son propre peuple lorsqu'il s'adresse à une assemblée européenne ?
Si un français doit avoir honte, Monsieur Sarkozy, c'est uniquement en voyant le spectacle affligeant que vous donnez en trahissant l'expression d'une majorité de vos compatriotes, en trahissant les fondements même de la démocratie !
Ce serait presque comique, si cela n'était aussi dramatique, de voir Nicolas Sarkozy lancer à l'adresse du Président polonais : "Une parole ça doit s'honorer c'est pas une question de politique c'est une question de morale".
La France de Nicolas Sarkozy, celle qui ne peut "certainement pas porter de jugement" se place donc en donneuse de leçon uniquement vis-à-vis de ceux qui dérangent la pensée unique européenne, cette pensée qui, année après année, s'éloigne toujours davantage de la seule et unique source de légitimité, l'expression démocratique.
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